Devenir adulte

Devenir adulte
Historique:

Cette histoire n'est pas encore terminé même si tout le scénario est totalement inscrit dans ma tête.


L'histoire:

LJ est une charmante jeune fille de 20 ans désirée de tous les garçons. Mais son coeur refuse toute relation sérieuse. Suite à un accord avec un autre garçon, plus vieux qu'elle, elle va se retrouver dans une situation difficilement gérable.


Sommaire:

- Chapitre 1: Un week-end.

- Chapitre 2: Le quotidien.

- Chapitre 3: C'EST IMPOSSIBLE!!!

- Chapitre 4: Que faire???

- Chapitre 5: Le lui dire.

- Chapitre 6: Retrouvailles.

- Chapitre 7: A l'hôpital.

- Chapitre 8: Discussions.

- Chapitre 9: Il serait peut-être temps de grandir...

- Chapitre 10: L'emménagement.

- Chapitre 11: A nouveau seule.

- Chapitre 12: L'accident.

- Chapitre 13: Le secret de Nicolas.

- Chapitre 14: Maman, maman, je suis là!

- Chapitre 15: Entre nous.

- Chapitre16: Temps suspendu

- Chapitre 17: L'échographie

- Chapitre 18: Visites surprises

- Chapitre 19: La fin d'un amour

- Chapitre 20: l'enterrement

La suite est en cours d'écriture il va vous falloir patienter

# Posté le samedi 26 janvier 2008 11:56

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 07:37

Information concernant l'avancé de " devenir adulte"

Si je bloque, si j'ai avancé ou si j'ai tout recommencé ce sera ici que je mettrais ce genre d'information...

Tout ce qui sera nouveau sur cette article sera précédé et suivit par : NEW

NEW 27 Janvier, publication des chapitres 5 et 6 NEW

NEW 3 février, publication des chapitres 7, 8, 9 et 10NEW

NEW 17 février, publication des chapitres 11 et 12NEW

NEW18 mars publication du chapitre 13NEW

NEW 23 mars publication du chapitre 14NEW

NEW 13 avril publication du chapitre 15NEW

NEW 11 mai, publication des chapitres 16. 17 et 18 NEW

NEW 17 juillet, publication des chapitre19 et 20NEW

# Posté le samedi 26 janvier 2008 12:01

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 07:25

Petit remerciement et dédicasse

Je dédis ce livre à toutes mes amies qui aiment ce que je fais

Je dis un très grand merci à Ophélie pour la correction de ce truc...

# Posté le samedi 26 janvier 2008 12:13

Chapitre 1: Un Week-end.

La grande horloge en face de moi sonna les coups de 15h00, enfin plutôt 3h00 de l'après-midi. Je levai les yeux, il me restait encore quinze minutes d'attente au moins. On annonça alors:
«  Le train de 3h15 sera retardé d'une demi-heure »

Encore du temps à attendre.
Je me levai de mon siège afin de me dégourdir les jambes. Je pris mon sac et allai vers le distributeur de boissons. Ma bouteille de Coca finie, je me dirigeai vers la sortie. Dehors la pluie avait cessé, les routes étaient trempées. Je remis de l'argent dans le parcmètre. Je m'installai un moment dans la voiture et jetai un regard dans mon rétroviseur. Me regarder dans les yeux me fit douter le temps d'une seconde: ce que j'allais faire n'était peut-être pas la solution.

Une vibration le long de ma jambe me fit sortir de ma torpeur. Je sortis mon portable, un nouveau message me rappellant que je devais attendre à la gare. Je repris donc le chemin en ayant pris soin de fermer ma voiture.

Je me réinstallai en face de l'horloge qui indiquait 15h30. Encore quinze minutes. Je regardais autour de moi ce qui se passait. Un enfant pleurait, il appellait sa mère, il semblait perdu. Un homme parlait à un jeune garçon en pointant du doigt un des guichets. Une jeune fille se disputait avec celle qui semblait être sa mère. Elles se disputaient à propos de garçon d'après ce qu'elles disaient... Des gens. Des inconnus. Qui ne se souciaient pas de ce que je pensais, de ce que je ressentais. Cela me persuada d'avancer lorsqu'on annonça que mon train arrivait.

Je remis correctement mes lunettes, vérifiai mon haleine, jetai un rapide coup d'oeil sur la vitre dans laquelle j'apparaissais. Ma petite robe marron et blanc m'arrivant jusqu'aux genoux m'allait à ravir. Mes cheveux étaient détachés. Je continuai de me détailler dans la vitre quand son reflet apparut. Il était là. Dans son uniforme qui lui donnait cette carrure si masculine. Il me regarda, me détailla du regard puis il m'attrapa par la taille et m'embrassa. Il rompit rapidement son baiser me tenant toujours par la taille et me dit que j'étais charmante ainsi. Nous nous dirigeâmes sans un mot vers la voiture.

Sur la route de son appartement, nous parlâmes du temps, des nouvelles journalières, mais pas de nous. Nous ne parlions jamais de nous. Parce qu'un « nous » ne signifiait rien à nos yeux. Du moins aux miens. Je lui racontai la dernière blague que l'on m'avait racontée il en rit, et m'en raconta une toute aussi drôle. Nous nous arrêtâmes au supermarché pour acheter tout ce dont nous avions besoin pour ce week-end: pâtes, crème fraîche, lardons, pizzas, hamburgers, chantilly, glaces à la menthe, de l'alcool, des préservatifs...

A son appartement, nous nous sautâmes dessus, nous embrassant, nous léchant, nous caressant. Je n'avais plus de pensées cohérentes, tout ce dont j'avais besoin c'était lui, son corps, ses caresses, ses baisers, sa peau, son odeur...mais surtout son corps. De la jeune fille sexy de 20 ans, je passais à l'animal cherchant à assouvir ses besoins les plus primitifs. Nos pulsions nous poussèrent jusque dans sa chambre. Nos vêtements partirent aussi vite que nous le pûmes sans que nos lèvres ne se décollent l'une de l'autre. Nos mains cherchèrent plus de contact, nos corps encore plus. Nous ne pûmes atteindre le lit tant nos corps avaient besoin l'un de l'autre. Puis, une fois le calme revenu, il me prit dans ses bras, me caressant les cheveux doucement. Mais, mon estomac cria famine. Je me levai le poussant à me lâcher et allai dans la cuisine, nue comme un ver.

Ma nudité ne me gênait pas quand nous n'étions que tous les deux. Nos vêtements ne bougeaient pas de nos sacs. Je préparai donc mes pâtes à la carbonara ainsi, nue. En regardant l'eau chauffer, en rajoutant mes pâtes, je me demandais une fois de plus ce que je faisais là. Je n'attendais rien de lui, comme il n'attendait rien de moi. Nous n'étions pas un couple mais nous étions plus que des amis. Quelque part entre les deux.
Plongée dans mes pensées, je ne vis pas l'eau bouillir. En poussant des jurons à tout vent, je coupai donc le gaz, sortis la passoire, et y mis les pâtes. Je me retournai et le vis dans le cadre de la porte, tout aussi nu que moi.

« - Tu me plais quand tu t'énerves comme ça! Tes yeux sont froncés, ce qui te donne un regard qui m'enflamme. Ton visage s'assombrit, ça me donne des idées...

A ces paroles, il vint m'embrasser dans le cou ce qui me stoppa dans mon mouvement . Le contact de ses lèvres me fit frissonner. Je posai la casserole dans l'évier. Il continua de m'embrasser, écartant mes cheveux, me faisant gémir. L'une de ses mains s'aventura sur mon ventre tandis que l'autre caressait mon dos. Ses caresses légères me firent gémir. Il me fit tourner vers lui et continua ses baisers dans mon cou. Il descendit le long de mes épaules, continuant de me faire gémir. Il me fit lâcher le bord de l'évier auquel je me retenais de peur que mes jambes me lâchent. Il m'agrippa par les hanches et me fit grimper sur la table. Je plongeai mon regard dans le sien et je sus ce qu'il ressentait pour moi. Cela dépassait l'animalité, cela dépassait notre sueur et ce besoin d'assouvir nos pulsions sexuelles, si primitive. Cela dépassait tout ce dont j'avais besoin. Je le pris violemment par le cou et l'embrassa sauvagement pour ne plus sentir ce regard sur moi. Mes yeux fermés, je le sentis s'éloigner, je l'entendis ouvrir la porte du frigo. Il revint près de moi et je sentis quelque chose de froid sur moi. A la sensation de froid, s'ajouta une langue qui vint tout nettoyer. Des frissons me parcoururent tout le long de l'échine. J'ouvris alors les yeux et croisai un regard enflammé, désireux.

Nous fîmes violemment l'amour sur la table de la cuisine où nous vidâmes une bombe de chantilly. Repue, je finis de préparer les pâtes et mis la table, lavée de nos ébats. Il était reparti jouer à la console . Je le regardai alors jouer. Il était concentré, toujours aussi nu. C'était notre troisième week-end ainsi, en un an. Dès le début, cela avait été ainsi. Personne ne savait, personne ne devait savoir.
« -Mais, bordel de merde! C'est pas possible! Sale jeu à la con! »
Il s'énerva ainsi pendant cinq minutes sur son jeu puis, de dépit, il éteignit la télé et la console.
« -On mange? J'ai faim me dit-il en souriant.

On s'installa en silence, je lui servis les pâtes puis me servis. Le silence s'installa entre nous. Ce n'était pas gênant pour moi, on avait pris l'habitude de ne pas se parler. Il se leva et alluma la radio. La musique nous avait rapprochés. Mêmes goûts musicaux, même goût pour la fête... Quoi de plus naturel que de devenir amants.

Une fois le repas fini, il fit la vaisselle. Je le regardais faire. Il aimait que je le regarde ainsi, le détaillant dans ses moindre faits et gestes. Je sortis de la cuisine. J'allai dans la chambre où gisaient tous nos vêtements. Je ramassai mes sous-vêtements et les fourrai dans mon sac. Une main le long de ma jambe me fit frissonner. Ce qu'il me chuchota à l'oreille fit partir toutes mes pensées vertueuses: il voulait encore de moi, encore, tout de suite, à ce moment-là... Contre la porte...

Tout ce weed-end-là, nous le fîmes partout: sous la douche, dans la cuisine, dans la chambre, sur le canapé, sur le sol de la chambre, sur le sol de la cuisine, sur le sol du salon...Dans toutes les pièces de son appartement, dans ma voiture...

Le week-end arriva à sa fin, trop vite à mon goût. Nous dûmes remettre nos vêtements et tout ranger. Je le raccompagnai à la gare. Mon regard, vide de tout sentiment, dut le dissuader de dire quoi que ce soit. Il m'embrassa langoureusement et partit, sans se retourner. Mon coeur, trop égoïste refusa d'y croire. Je le regardai partir et attendis que le train parte. Je rejoignis ma voiture en disant «  Au revoir, Victor ».

# Posté le samedi 26 janvier 2008 12:15

Chapitre 2: Le quotidien.

Le week-end suivant le départ de Victor, on me proposa une sortie en discothèque. Ce que j'acceptai avec plaisir. Ce soir-là, je me fis draguer plus d'une fois. Récuperai un certain nombre de numéros de téléphone. Accordai des danses à des mecs que je ne reverrai probablement jamais. Je plaisais aux hommes. Pourquoi devais-je m'en priver? Alors je dansais, draguais sans me soucier des conséquences car cela s'arrêtait à la discothèque. Nul homme n'avait le droit de me raccompagner ce qui ne leur plaisait pas forcément, me faisant pour la plupart du temps insulter de salope.
Une fois rentrée chez moi, le calme me pesa. Je me couchai et m'endormai aussitôt.

En semaine, les cours et la vie quotidienne m'emprisonnaient dans une routine imbrisable, ce qui m'empêchait de penser à autre chose qu'à moi-même. Blouse, gants, lunettes...la chimie me prenait tout mon temps. Ainsi, je ne pensais pas aux hommes, aux tracas qu'ils pouvaient me causer.

Une semaine après la discothèque, je reçus un texto de Victor me disant qu'il partait six mois loin de la France. Bien que j'eus un pincement au coeur, je repris ma vie comme elle l'était: routinière et hasardeuse.

Debout dès 6h00 du matin, je prenais mon petit déjeuner aussitôt levée, ensuite je me lavais les dents, le visage. Puis, je faisais mon sac pour la journée, me préparais de quoi manger le midi et partais de chez moi. Je me garais sur le parking de l'école. J'entrais dans la classe et y voyais mes camarades, Agnès, Isabelle, Charlotte et Sam. On discutait de ce que nous avions fait le week-end précédent en attendant l'arrivée du prof.
Une fois le professeur arrivé, je suivais attentivement le cours, sauf certains que je trouvais inintéressants. De temps en temps, je m'endormais pendant les cours. Et si mon voisin en face de moi aimait se retourner afin de jouer avec moi pendant mon sommeil, en prenant mon stylo et me le retournant par exemple, les professeurs, eux, ne remarquaient pas ce manque de concentration, ce qui m'allait très bien.

Telle était ma vie au quotidien, seuls les cours changeaient au fil de la semaine.

Les cours me passionnaient, mais cela ne me donnait pas envie de continuer dans cette branche. C'est pourquoi je cherchais à réaliser mes rêves: écrire, chanter et danser. Mais, je ne trouvais pas ce que je voulais. Je voulais trouver un groupe qui accepterait une chanteuse comme moi, ce que je ne trouvais pas. Alors, je cherchais au niveau du théatre, savoir s'ils ne cherchaient pas des jeunes chanteurs, danseurs amateurs pour créer une comédie musicale, ce que je ne trouvais pas non plus. Je me raccrochais à ce qui me restait: l'écriture.

Je pouvais passer des heures devant mon ordinateur à écrire des petites histoires. Celle de la tueuse à gages était ma préférée. L'idée qu'une jeune fille doive tuer celui qu'elle aime et qui ne le fait pas au final mais abandonne cet amour est magnifique. Il y avait aussi celle du chat.Une jeune fille écrasa le chat de son ex et dut le remplacer... Je me raccrochais à des histoires sorties tout droit de mon imagination pour me dire que ma vie n'était pas si terrible.

Pourtant, je me sentais seule. Le fait était là, clignotant comme une enseigne de magasin. J'étais seule. Je me devais de faire confiance aux autres.Je voyais un paradoxe entre le fait que j'aimais plaire et que je ne faisais pas confiance aux autres. Je ne savais pas d'où venait cette gêne qui me faisait repousser tous les hommes qui se collaient trop à moi.

Je me posais souvent ce genre de questions. Et je ne cherchais pas les réponses. Je faisais tout pour éviter de répondre à ces questions, ayant trop peur des réponses et des conséquences destructrices que cela amènerait. Je continuais donc de vivre normalement.

Un lundi matin, au réveil, je ne me sentis vraiment pas bien. Je fonçai donc aux toilettes, ressortant ce qui restait dans mon estomac. J'appelai l'école pour leur dire que je ne pourrais pas venir en cours ce jour-là. J'allumai la télé regardant les dessins animés, envoyai un texto à Agnès pour qu'elle prenne mes devoirs de la journée. Ma journée se passa entre les toilettes et le salon où je dormis tout l'après-midi.

Le mardi suivant, mon état ne s'améliora pas. J'appelai donc ma mère pour lui demander ce que je pouvais avoir. N'étant que fatiguée et prise de vomissements, elle me dit que cela devait être une indigestion. D'accord, une indigestion cela doit passer en une journée, mais deux cela faisait beaucoup. Je restai donc à l'appartement tout le mardi.

Le mercredi, je me sentis mieux et retournai en cours. Les copines me posèrent plein de questions concernant mon absence de deux jours. N'ayant pas de certificat médical pour justifier mon absence, j'eu un zéro au devoir d'anglais du lundi. Je suivis les cours tranquillement très éveillée. Le midi, je fis preuve de beaucoup d'énergie, trop pour les copines qui durent me calmer. L'après-midi, je devins insupportable. Je parlais à toute vitesse. Sam me fit la reflexion:

« Tu es sûre que tu étais malade? Tu n'as pas fait autre chose...des folies de ton corps qui te rendraient joyeuse le lendemain????? »
« Non, crois-moi cela fait bien longtemps que j'en ai fait, des folies de mon corps » Lui répondis-je au tac au tac,

A vrai dire cela faisait déjà un mois et demi... Je ne m'étais pas aperçue de cela. Un mois que Victor était parti. Je me mis à penser à lui. Que faisait-il? Pensait-il à moi?

Charlotte me sortit de mes réflexions par ses habituels gémissements sur la pudeur et l'amour:
« -Comment pouvez-vous penser que LJ soit aussi dévergondée que ça? Voyons, vous pensez sincèrement qu'elle aurait osé sécher les cours pour assouvir ses fantasmes avec un mec qu'elle connaît à peine?
«  -De toute façon avec qui voulez-vous que je couche? Leur demandais-je.
« -LJ arrête avec ça, tu sais très bien que tous les mecs sont à tes pieds et tu n'en profites même pas. La dernière fois, c'est Thomas qui t'a demandé et tu as entendu ce que tu lui as dit? Dit alors Isabelle.
«  -Je suis désolée mais je suis très bien toute seule. Dit Agnès en m'imitant.
« - Mais je n'ai jamais demandé à être comme ça. Je vous donnerais bien une partie de moi si je le pouvais. »
«  -Lola John Elmo, ça suffit.
« -Sam, arrête on dirait ma mère.
Sur cette réflexion, on rigola. Ainsi passèrent les quatre heures de travaux pratiques.

Les deux jours suivants je fus tout aussi en forme, exaspérant les plus bavardes. J'eus même une réflexion de Delfine Maleau réputée pour être la plus bavarde de la classe:
«  Ca te dérangerait de te taire?

Enfin arriva le week-end. Je restai à l'appartement, ne voulant pas rentrer chez mes parents. J'invitai Agnès, Charlotte et Isabelle chez moi, Sam ne pouvant pas venir. On discuta de tout et de rien mais surtout de notre sujet favori: les garçons.

« - Je ne comprends toujours pas pourquoi tu as refusé de sortir avec Thomas? Me demanda Agnès.
«  -Je ne le sais pas moi-même, je ne suis pas attirée par lui. Ce n'est pas chimique entre nous c'est tout.
« - Ben moi s'il me proposait je sortirais avec lui.
« - Oui mais Isa, tu sais très bien qu'il ne te le proposera jamais, parce que tu sors déjà avec Florian. Tu sais, le mec super costaud, brun aux yeux marrons qui te suit comme un petit chien...
« - Oh Lottie, tu étais obligée de me le rappeler.
« - Je ne comprends pas pourquoi tu restes avec puisque tu ne l'aimes pas...
« - Mais, c'est parce que c'est un bon coup au pieu.
« - Oh les filles, vous n'êtes vraiment pas raisonnables.
« - Lottie, on n'a pas besoin de tes leçons de morale, tu sais il existe quelque chose de très bien : préservatifs et pilule. Au fait, LJ tu ne t'y es toujours pas mise.
« - Pourquoi je prendrais la pilule si je n'ai pas de relation sérieuse avec un mec?
« - Mais, au cas où justement tu sors avec un mec avec qui tu envisages une relation sérieuse, tu seras prête comme ça.
« - On ne peut pas changer de sujet de conversation, moi et le sexe, vous savez comment je suis. »

Je remerciais intérieurement Charlotte de son intervention. Je n'aimais pas qu'on me parle de ce que je devais faire.

Suite à cette discussion, nous parlâmes de ce que nous allions faire après le BTS. Charlotte pensait continuer afin de devenir pharmacienne, Sam elle pensait s'arrêter et enchaîner directement dans une entreprise, Isabelle, tout comme moi ne savait pas ce qu'elle ferait. Elle pensait sûrement travailler dans la cosmétique ou la parfumerie. Moi, je me voyais bien professeur.

Nous enchaînâmes sur nos cours, nos passe-temps favoris, de nos parents, de nos frères et soeurs. On se raconta aussi nos souvenirs d'enfance. Lottie s'était cassé la jambe en suivant son grand frère dans un arbre et en en tombant. Isa avait vu un accident de moto sous ses yeux et en avait une peur bleue depuis. Agnès avait été mordu par un serpent dans un zoo et avait porté plainte contre ce zoo, où elle ne gagna pas, ce qui la dégoûta à vie des endroits animaliers. Je leur racontai que moi je m'étais perdue à Vologne pendant un voyage scolaire. On discuta tout au long de l'après-midi. Le soir venu, on s'installa dans un bar où l'on commanda des monaco. Agnès et Isa ne se privèrent pas de regarder tous les garçons. Moi je savais que la plupart d'entre eux me regardaient mais je n'y faisais pas attention. Lottie, elle, ne fit rien.

Un jeune homme aux yeux bleus vint m'aborder. Il me proposa un verre, je lui refusai, car je devais reconduire les filles après. Il me parla de lui, il s'appelait Romain, il avait 23 ans, me trouvait super sexy... Pendant qu'il me parlait, je sentais son parfum, typiquement masculin. Soudain, son parfum me retourna l'estomac et je dus foncer aux toilettes pour rendre tout ce que je venais d'avaler. Les filles accoururent, me demandant si ça allait. Je leur demandai alors de demander un verre d'eau. Je passai une bonne demi-heure dans les sanitaires. Isa, Agnès et Charlotte me tinrent compagnie pendant tout ce temps.

Une fois calmée, nous payâmes nos consommations. Le barman me fit faire un éthylotest qui s'avéra négatif, n'ayant bu qu'un monaco. Nous montâmes à mon appartement, les filles ne me quittant pas des yeux. Je regardai l'heure. 00H00. Très fatiguée, je dis aux filles que j'allais me coucher et qu'elles pouvaient rester à parler. Je me couchai et m'endormis aussitôt.

Le lendemain matin, les filles dormaient tranquillement. Je voulus préparer le petit-déjeuner, mais en ouvrant le frigo, je fus prise à nouveau de nausées. Je laissai donc tomber l'idée de me faire un chocolat chaud. Je retournai dans ma chambre afin d'y faire mes quelques devoirs. Je sortis donc mon agenda et ce dont j'avais besoin.

Une fois mes devoirs de la semaine suivante terminés, je regardai ce qu'il y avait à faire pour les semaines suivantes. Comme il n'y avait rien à faire, je feuilletai mon agenda à la recherche de petits mots des copines. Cela me ramena trois semaines en avant, où il y avait un mot de Charlotte me disant des bêtises sur l'amour et le bonheur. C'est alors que je le remarquai, un petit point rouge, en haut à gauche. Et c'est là que j'eus un déclic. Je jetai un coup d'oeil au calendrier au début de l'agenda, où j'y mettais un point rouge quelques jours par mois.

De stupeur, je lâchai l'agenda. J'avais trois semaines de retard. Moi qui avais toujours été régulière, moi qui n'avais jamais un seul jour de retard. Prise à nouveau de nausées, je me précipitai aux toillettes, réveillant au passage mes amies.





# Posté le samedi 26 janvier 2008 12:20